marți, 15 iunie 2010

Mondializare şi diplomaţie contestatară




Azi, printre multele inepţii rostite azi de la tribuna Parlamentului, s-au strecurat, timid, şi câteva adevăruri. Unul dintre ele e acela că nici dracu' nu ştie cine e ministrul nostru de externe, pentru că noi nu avem politică externă.

Asta mă face să vă invit să citiţi această dezbatere din "Le Monde", al cărui protagonist este Bertrand Badie, profesor la Sciences Po, la Paris. Diplomaţia contestatară era cam ceea ce făcea musiu Ceauşescu prin anii 60-70, puţin şi în 80. Acum contestatarii sunt marginalizaţii, gen Iran, Venezuela, Coreea de Nord, Belarus, dar şi unii din BRIC, care nu fac parte din vreun club de genul UE sau NATO.


Citiţi voi dezbaterea în întregime. Eu vă recomand un fragment, care mi se pare semnificativ.

"N'est-il pas légitime de contester l'évolution des relations internationales devant l'hégémonie américaine qui tend à dominer l'ordre mondial ?




Bertrand Badie : Oui, cette diplomatie contestataire a sa part de légitimité. Surtout que, depuis 1989, une sorte de consensus forcé s'est imposé sur la scène internationale. La superpuissance ne trouve plus son pareil ; un bloc "occidental" prétend se constituer sur une ligne oligarchique, revendiquant un droit naturel d'imposer sa propre vision sur l'ensemble de la scène internationale.

Outre qu'une telle évolution est douteuse sur le plan éthique, difficilement acceptable par ceux qui ne s'identifient pas à un tel bloc, elle crée les conditions d'un conservatisme politique, économique et social, pour ne pas dire culturel, qui peut se révéler dangereux et qui, loin d'avoir éteint les principaux conflits, tend aujourd'hui, au contraire, à les aggraver.

Aux facteurs que vous énoncez, il convient d'ajouter la paralysie du multilatéralisme, notamment depuis le départ de Kofi Annan, la montée en puissance des diplomaties de club et des nouvelles formes d'oligarchie plus ou moins formalisées, autant d'éléments qui rétrécissent le débat, qui l'insèrent dans un cadre limitant les possibilités de réforme et de transformation de l'espace mondial.

Il convient de redonner au monde les vertus d'un réel pluralisme sans lequel la mondialisation risque d'être dévoyée et utilisée par certains de manière néfaste : le langage de la contestation en cela peut faire sens, encore faut-il que les règles du système international et les idéologies qui se développent à la marge de celui-ci ne donnent pas à cette contestation une dimension de violence et de négation de l'altérité qui pourrait aggraver encore les formes nouvelles de conflictualité."



Nu trag concluzii. Dar trebuie să înţelegem cum gândesc alţii, cum îşi planifică acţiunile, cum se raportează la realităţi.



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