joi, 10 martie 2011

De ce?



De ce trebuie să ştiu eu saga divorţurilor lui Urinel de Moţica şi a lui Pepe de dilia aia de Zbântuianu? De ce într-o ţară care se confruntă cu grave probleme economice şi sociale tâmpiţii ăştia ţin prima pagină şi au rubrici dedicate la televiziunile de ştiri, şi nu numai?


Să fie asta o explicaţie? "Basta ! : Pourquoi affirmez-vous que nous ne sommes plus en démocratie, et pas encore en dictature, mais dans une « oligarchie » ?

Hervé Kempf : Dans les pays occidentaux, l’évolution du capitalisme ces 30 dernières années a provoqué une considérable augmentation des inégalités. Elle a conduit à détacher encore plus le groupe des très riches du reste de la société. Ce groupe a acquis un pouvoir énorme, qui lui permet de contrôler les grands choix collectifs. Derrière l’apparence d’une démocratie représentative, le destin de la collectivité est déterminé par un petit groupe de gens, la classe oligarchique...Une des caractéristiques du régime oligarchique est l’imbrication étroite entre les cercles dirigeants politiques et économiques. Alors que l’un des principes fondamental de la démocratie est la séparation : d’un côté les élus, les hauts-fonctionnaires, les membres des cabinets ministériels et de l’autre les dirigeants des banques et des grandes entreprises. Ils ne doivent pas être adversaires, au contraire, c’est important qu’une société démocratique ait une activité économique prospère. Mais en démocratie, les affaires privées relèvent d’une autre logique que les affaires publiques. Or on observe aujourd’hui une fusion des deux systèmes de gestion. Ceux qui sont en charge des affaires publiques ont beaucoup moins le souci de l’intérêt public. Ou plutôt, ils ont le souci que la gestion des intérêts publics n’entre pas en contradiction avec la préservation des grands intérêts privés. On observe aussi un constant va-et-vient, du point de vue des acteurs, entre les milieux de la haute décision publique et ceux des grandes entreprises ou de la banque.


L’oligarchie témoigne d’une conscience de classe aiguisée, d’une communauté sociologique solidaire. Mais, face à l’oligarchie, pourquoi une telle passivité, une telle apathie collective ? Pourquoi ne se rebelle-t-on pas ?

L’évolution du capitalisme s’est accompagnée d’une transformation majeure de la culture collective. L’individualisme s’est exacerbé à un point sans doute jamais vu. Il forme aujourd’hui le fond de notre culture, de notre conscience collective, de notre façon d’être. C’est ce qui cause notre faiblesse et notre incapacité à nous rebeller. L’individualisme fragmente la société. Il nous paralyse et nous handicape face à des gens qui, même s’ils sont peu nombreux, « jouent collectif » et sont très cohérents.


Pour dépasser cela, il faut nous affranchir d’un conditionnement extrêmement fort des médias, et particulièrement de la télévision. Elle est devenue si quotidienne et banale, on ne se rend même plus compte à quel point elle modèle et diffuse la culture collective. Le système de valeurs qu’elle projette, avec la publicité, est individualiste, axé sur la consommation, et n’invite pas à intervenir dans la sphère publique.

Sommes-nous indifférents à ce qui est en train de se passer ?

Il y a, dans une large part des classes moyennes, un conservatisme fondé sur la crainte. Elles savent que les mécanismes de la démocratie sont très affaiblis, que la situation générale se délite, que les institutions de solidarité collective sont mises à mal. Mais elles estiment que le capitalisme finissant et l’oligarchie leur garantissent une certaine sécurité face à l’ébranlement du monde. Après tout, cet ordre existant, bien que très critiquable, nous assure un confort qui pourrait être perdu en cas de changement majeur. Mais la situation ne peut pas rester stable. La sécurité actuelle est une fausse sécurité. Si l’on n’agit pas, si le sentiment d’indignation exprimé par les lecteurs de Stéphane Hessel ne se transforme pas en engagement, les oligarques, face à la montée de la crise sociale et écologique, nous entraîneront dans un régime de plus en plus autoritaire. Un régime qui affaiblira le confort, mais aussi la liberté et la dignité de chacun."


Îi mulţumesc lui Beranger, care a semnalat interviul.

7 comentarii:

Arogantu' spunea...

Nu am parcurs intreg interviul - mi-a sarit in ochi o afirmatie care la noi cunoaste o agravanta:
"Elle a conduit à détacher encore plus le groupe des très riches du reste de la société.". La noi nu doar ca s-a marit decalajul prin imbogatirea bogatilor - ultimii doi ani au cunoscut o politica sistematica de SARACIRE A SARACILOR.
Ceea ce a accelerat distantarea celor doi poli - extrema saracie si extrema bogatie si, fapt mai grav, a dus la cresterea aproape exponentiala (cifrele o vor putea, probabil, atesta) a numarului celor aflati in jurul limitei saraciei.
Concluzia va fi, probabil, ca ne aflam intr-o oligarhie in plin proces de consolidare.
Multumesc - voi citi mai tirziu tot interviul.

Karakas spunea...

Brainwashing. Pentru ca se vinde prostilor. Chiar si in tarile capitaliste cu mai putine probleme ca Romania se intimpla acelasi lucru: trusturile media tabloidizeaza stirile. Vezi ce mai face Charilie Sheen si "actrita porno" cu care concubineaza etc. Trebuie sa ai puterea sa spui "Nu citesc, nu ma uit, nu ma intereseaza".

Anonim spunea...

Intre timp se mai inchide o biblioteca, se mai baga ceva cu biserica... Sa nu se destepte boboru'...

Anonim spunea...

la nemti cela mai privite emisiuni sint alea de birfa despre x sau y. ce-a mai privita emisiune a fost de curind una in care in 30 de minute s-a explicat ca tot vine primavara cum sa mearga femeile cu minijup si fara chiloti si cum sa se miste ca sa nu se vada prea mult. s-au dat exemple cu fete nepricepute din hollywood. televiziunile privatlor au numai cultura d-asta inalta!!! de curind au obligat televiziunile statului sa sterga din documentarele si emisiunile cu adevarat valoroase postate in banci de date online pe motiv ca le strica businessul. s-a rezolvat pt ca politicienii sint ai privatilor cu totul. cele postate in franceza sint cit se poate de reale din pacate. in alta ordine de idei nu exista state capitaliste cu mai putine probleme decit romania. este doar o iluzie a romanului care se pastreza in ciuda tuturor evidentelor.

Anonim spunea...

Viviane Forrestier, L'Horreur économique (Paris, 1996)
incearca sa gasesti acesta carte.

Béranger spunea...

Viviane Forrester a mai scos o carte, în 2000: «Une étrange dictature». Este vorba de dictatura neoliberalismului.

Anonim spunea...

The American Dream.
You have to be asleep to believe it.
http://www.youtube.com/watch?v=acLW1vFO-2Q